Plaine Commune répond à plusieurs objectifs.
Cette richesse démocratique, fruit de l’histoire, a été sauvegardée car les élus locaux et les citoyens sont très attachés à l’identité communale.
En l’absence de refonte de la carte territoriale, l’intercommunalité rassemble des moyens dispersés et structure des initiatives locales.
Au niveau national, il s’agit, avec le consentement des communes, de mettre en place un maillage du territoire qui permette de répondre aux défis qui se posent au pays en matière d’aménagement du territoire, qu’il s’agisse des problèmes liés au développement urbain ou à la dévitalisation des espaces ruraux.
Bobigny, du côté de la préfecture. Patrick Braouezec passe en coup de vent. Une poignée de main aux camarades et la bise aux femmes. A toutes les femmes, amies ou inconnues, célèbres ou anonymes. Ainsi en a décidé le député communiste: «Un jour, je n'ai pas reconnu l'une de mes amies; depuis, je ne veux plus commettre d'impair.» De même revêt-il dorénavant tous les jours ouvrables la panoplie du costume-cravate. Peu importe qu'il soit dans le bureau d'un ministre ou, comme en ce jour d'octobre, dans la rue, auprès des sans-papiers.
Sa carrière
1971-1990 Instituteur.
1983-1991 Conseiller municipal (PC) de Saint-Denis; adjoint chargé du logement et de la culture à partir de 1987.
1991-2004 Maire de Saint-Denis.
1993 Député de la Seine-Saint-Denis.
1996-2000 Membre du comité national du PC.
2000 Membre du conseil national du PC.
2005 Président de Plaine Commune.
2006 Candidat à la candidature antilibérale au sein des collectifs unitaires en vue de l'élection présidentielle.
Question de respect pour cet ancien instituteur qui a dû emprunter une cravate pour célébrer son premier mariage. Depuis, l'instit a fait son chemin. Maire de Saint-Denis pendant près de quatorze ans, député de la Seine-Saint-Denis depuis 1993, président de Plaine Commune, la première et la plus grande communauté d'agglomération de l'Ile-de-France, et même candidat à la candidature du collectif antilibéral à l'élection présidentielle… «Après le 21 avril 2002, j'ai compris qu'il fallait reconstruire à gauche quelque chose de nouveau. Qui transcende les formes traditionnelles des partis et propose une alternative à la planification et à la social-démocratie», explique ce communiste aux penchants altermondialistes.
Ni môme de la ville ni homme du sérail
Patrick Braouezec, 55 ans, cultive les paradoxes. Un temps anar, puis trotskiste, il rejoint le PC en 1972. Adepte de la conduite rapide au volant de sa Renault verte, il arrive en retard à la plupart de ses rendez-vous. Marathonien émérite, il donne sans cesse l'impression de courir le 100 mètres. Il jongle le matin avec les sigles et les doux acronymes - Scot, Anru, Sdrif… - et, le soir, pousse son chariot au Carrefour du coin. Breton d'origine, il passe ses vacances en Touraine.