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Page 5 sur 5 Mettre la banlieue au centre du débat politique Rarement territoire aura tant eu à gagner dans une compétition. Avec la candidature de Paris et de Saint-Denis, dans laquelle Braouezec s'investit à fond, ce sont tous les équipements sportifs et de transports qui pourraient connaître un sacré coup d'accélérateur. L'engouement populaire pour le Mondial d'athlétisme, fin août 2003, avec ses 550 000 spectateurs, a confirmé la capacité de Saint-Denis à accompagner des événements d'envergure. Mais on connaît la suite: Londres dame le pion à Paris et Plaine Commune est en deuil. Pas pour longtemps. Malgré l'échec et les émeutes de l'automne 2005, le territoire continue d'attirer (voir l'article page VIII). Le village des médias des JO sera remplacé par 80 000 mètres carrés de bureaux et Luc Besson, une relation amicale de Braouezec, est attendu avec impatience avec sa Cité du cinéma. Problème: la plupart des grands programmes se concentrant dans le sud, se profile à l'horizon le spectre d'un territoire à deux vitesses, entre La Plaine-Saint-Denis, sorte de ville nouvelle, et le nord, qui cumule de nombreux handicaps. Ce dangereux déséquilibre ravive les tensions et pourrait attiser les réserves des opposants, ou même des alliés - jusque-là fort discrets - de l'homme fort de l'agglo. Les socialistes, notamment, affirment leurs divergences sur la mixité sociale et la qualité de vie. Un défi pour Braouezec, qui entend mettre la banlieue au centre du débat politique et faire de l'expérience de Plaine Commune un laboratoire social exemplaire. Car, il le sait bien, son rêve d'un grand ministère de la Ville dépend notamment de sa réussite locale. source : http://www.lexpress.fr/
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