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L'encours de la dette de la ville de Saint-Denis enregistre une très forte croissance (96 %) au cours des années récentes, passant de 597 MF (91 M euros) en 1995 à 1 172 MF (178,7 M euros) en 2000 (soit un accroissement moyen de 14,4 % par an).
Rapporté aux recettes réelles de fonctionnement, l'encours de la dette est ainsi passé de 69 % à 106 % alors même que les recettes réelles de fonctionnement augmentaient de 26,7 %. La commune a procédé au remboursement anticipé d'une partie de la dette : en 1995 tout d'abord, exercice au cours duquel la dette communale s'est accrue de 28,6 % ; en 1998, ensuite, lorsque l'endettement a augmenté de 13,6 %. Vis-à-vis de la marge brute d'autofinancement l'endettement a presque doublé : le ratio encours de la dette / autofinancement brut était de 6,8 années de remboursement en 1995 et de 11,0 années en 2000, niveau qui se rapproche du seuil d'alerte de 15 années. Hors remboursements anticipés liés à la renégociation de la dette, l'amortissement du capital a été à son niveau maximum en 1998 (108 MF, soit 16,46 M euros, contre seulement 67 MF, soit 10,21 Meuros, en 1995). En 2000, il était encore de 96 MF (14,64 M euros). La croissance de la dette a engendré une forte augmentation des intérêts, qui passent de 49 MF (7,47 M euros) en 1995 à 81 MF (12,35 M euros) en 2000. La charge de la dette (1 768 F par habitant en 1995 et 2 260 F en 2000, soit respectivement 269,53 euros et 344,53 euros par habitant) pèse lourdement sur les finances communales puisqu'elle représente environ 18,5 % des recettes réelles de fonctionnement, niveau proche du seuil de 20 % généralement considéré comme excessif. Avec la dette garantie, ce ratio s'élève à environ 40 % et 36 000 F (5 488,16 euros) par habitant en 2000. Depuis, on assiste à une diminution de la dette par habitant, même si elle-ci demeure élevée (1 876 euros par habitant en 2003 contre 1 947 euros en 2002 et augmente à 2011 euros par habitants en 2006). Cette charge croissante de la dette a pu jusqu'à présent être absorbée sans difficulté majeure, car les bases de la taxe professionnelle ont profité de la croissance économique constatée dans le département. Dans le contexte actuel de ralentissement de l'activité économique, le montant des annuités risque de peser lourdement sur les finances communales. Pour sa part, Patrick Braouezec fait observer que, en 2001, le taux d'endettement était de 13,92 % (contre 13,80 % pour la moyenne régionale et 14,60 % pour la moyenne nationale). Par ailleurs, la dette garantie est élevée mais concerne pour l'essentiel du logement social. | Endettement par Habitants (évol. 2001-2006) | 2011€ | Délai théorique de désendettement (évol. 2001-2006)
| 9,5 ans
| Dépenses de fonctionnement par habitant (évol. 2001-2006)
| 2314€ | | Montant de la taxe d'habitation par habitant (évol. 2001-2006) | 98€ | Taux de la taxe d'habitation 2006
| 9,72% | | Montant de la taxe sur le foncier bâti par habitant (évol. 2001-2006) | 336€ | Taux sur le foncier bâti 2006
| 17,46% | Dépense d'investissement par habitant (évol. 2001-2006)
| 420€ |
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